Un pays sans chemin

By 18/11/2019 November 28th, 2019 De droite et de gauche, Légendes

Nos constructions compriment le vivant.

D’une ligne aux segments, nous bâtissons nos limites.

Marcher en soi, à retrouver ses automatismes dans un labyrinthe d’expériences et de souvenirs. Car trouver les cycles, et répéter sont deux choses distinctes. Je construis par la répétition un savoir-faire, chaque geste appris devient l’habitude qui me servira au sein d’un système.

Lorsque je découvre un cycle, je contemple mon action et ses conséquences hors de leur contexte pour y comprendre l’élan qui m’anime. Quelles sont mes soumissions ? Où sont mes contraintes ? Je contemple ma réalité d’individu dans un milieu. J’essaie d’y apposer le moins de force et m’y laisse entrainer.

Bientôt le pays s’habite, ils existent d’abord au présent, dans un éclat, des inconnus se frôlent…

La beauté est là, dans cet instant.

Puis les constructions reviennent, et l’on perd les visages derrières leurs masques.

Chaque image nous sépare de la vérité.

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